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la Haute Guinée ou la
savane
La Haute Guinée
S'étalant sur une superficie de 96 700 km2
(39% du territoire guinéen) regroupe 1,2 million
d’habitants (21% de la population totale du pays), dont 0,89 million
de ruraux est une région de savane, située entre 200 et 400 m
d'altitude
La pluviométrie varie entre 1.300 et 1.700 mm par an.
Les cultures principales comme le riz de montagne, le manioc, les
arachides, et récemment le coton, se font sous conditions pluviales.
La culture du riz de plaine se fait grâce aux crues incontrôlées des
rivières. Cette région a un très fort potentiel agricole. Le
potentiel en terres cultivables est de plus de 2,7 millions ha
(100.000 ha de plaines alluviales), dont 400.000 ha seraient
cultivées chaque année.
La forêt dense sèche couvre 8,3% de la région, soit
800.000 ha; mais la situation forestière de cette région présente
deux aspects contrastés. D’une part, dans les zones d'anciennes
fortes occupations agricoles, c’est à dire autour de certaines
villes comme Kankan ou Faranah et le long des fleuves, la forêt a
complètement disparu, créant de graves problèmes d’érosion des sols,
d’origine tant pluviale qu’éolienne, d’ensablement des lits des
fleuves, et des difficultés d’approvisionnement en bois de feu et de
service et autres produits de la forêt (médicaments, gibiers...);
d’autre part, dans les zones peu peuplées car soumises à
l’onchocercose ou peu accessibles, on peu rencontrer des massifs
relativement intacts de forêts denses sèches, de 50 à 200 ha de
superficie moyenne, dont la richesse dépend fortement de la
profondeur du sol. Ces massifs occupent une grande place à
l’intérieur d’un quadrilatère limité par Dinguiraye, Siguiri,
Faranah et Kankan. Ils sont nécessaires à l’équilibre écologique de
cette région soudanienne. Mais ils sont fortement menacés par la
colonisation agricole qui suit l’éradication progressive de
l’onchocercose et par l’intensité des incendies.
L’élevage de bovin et des petits ruminants est
important dans le nord de la région.
Les principaux problèmes fonciers rencontrés sont:
- l’apparition de tentions sociales lors de
l’aménagement de périmètres hydro - agricoles et
- les problèmes de droits coutumiers provenant de la
reconquête de territoires importants suite à la disparition de
l’onchocercose.
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