République de Guinée - Afrique de l'Ouest

  Bienvenue en  Guinée

Gouvernants le Peuple vous regarde et l'Histoire va vous juger selon vos actes

 

                                   lE FOUTA DJALLON

 Geographie

 Le Fouta Djallon est un plateau divisé en plusieurs massifs coupés par des vallées profondes. Le point culminant du Fouta est le Mont Loura, dans la préfecture de Mali, avec 1.515 mètres d'altitude.

Son relief et sa pluviosité font du Fouta le château d'eau de l'Afrique de l'Ouest. Bafing-Sénégal, Gambie, Konkouré, Tinkisso-Niger y prennent leur source.

 

  Climat

Le climat est de rythme tropical modifié par l'altitude avec deux saisons bien distinctes, une saison sèche de 4 à 5 mois (entre novembre et décembre, et mars et avril) et une saison des pluies de 7 à 8 mois (entre avril et mai, et octobre et novembre). L'altitude aidant, les températures sont relativement clémentes avec une moyenne annuelle de 20°C et des minimas aux environs de 12°C.

 

 Population

Le Fouta Djallon est habité en majorité par les Peuls. Lors du 17ème et 18ème siècle, les populations musulmanes ont fondé un Etat théocratique centré sur les villages de Timbo et de Fougoumba, respectivement capitale politique et capitale religieuse de cet Etat. Aujourd'hui encore on trouve des traces de ce passé prestigieux, notamment à Fougoumba où la case du couronnement existe toujours aux abords de la mosquée qui elle a été reconstruite.

 

 Activites Economiques

L'élevage reste, malgré tout, une activité importante avec un cheptel abondant mais peu mis en valeur, le troupeau étant avant tout un signe de richesse et de prestige.Eleveurs de tradition, les Peuls se sont peu à peu sédentarisés et ont développé une activité agricole basée sur la culture du fonio.  La culture du riz, du maïs et du mil s'est aussi progressivement développée mais dans une moindre mesure.

En dehors de l'agriculture et de l'élevage, l'artisanat et le commerce sont les deux domaines d'activités des populations locales. Les principaux artisans sont les tisserands, les teinturières, les cordonniers, les vanniers, les potiers et les forgerons.

 

 Tourisme

Le tourisme est encore moins important, car les structures d'accueil se concentrent principalement dans les villes. Dalaba, Pita, Labe. il ya des chutes naturelles notamment a Kinkon ( Pita). il ya aussi le mont Loura qui culmine a plus de ......  A Labé, le Musée du Fouta Djallon représente un point de passage obligatoire pour tous ceux qui souhaitent découvrir l'histoire et la culture de cette jolie région.
 

 

 La Genese du Fouta Djallon

Le peuplement peul s'est fait par l'infiltration de petits groupes (familles, clans)Dans la région actuelle dénommée Fouta Djallon, . Les premiers arrivés venaient du Ferlo, du Bhunndu et du Fuuta Tooro et étaient constitués de peuls païens. Cette première phase migratoire alla du du XIème au XIIIème siècle. Une deuxième phase concernant toujours les peuls païens, se déroula du XVème au XVIème siècle. C'est durant cette dernière que Koli Tennjella conquit une bonne partie du plateau du Fouta Djallon. Cependant, il faut noter que, de manière générale, ces migrations restèrent pacifiques et se firent souvent avec l'accord des premiers occupants, en l'occurrence ici les Jalonke. Une troisième et dernière phase, celle des XVème et XVIIème siècles, amena au Fouta Djallon les peuls islamisés. Ces derniers venus bousculèrent non seulement les Jalonké, maîtres du pays jusqu'alors, mais leurs propres congénères païens appelés Pulli. Ce fut alors le début de l'hégémonie peule qui se concrétisa par la mise sur pied, en 1725, d'un Etat musulman que certains ont qualifié de théocratique et qui ne disparut qu'avec la conquête française.

 

 Histoire des Peuls du Fouta Djallon

Les tribus peuls sont nombreuses et se ramènent à 4 grands groupes originels: les Ourourbhé, les Férobbhé, les Dayeebhé et les Dialloubhé.

 

C’est à l’époque de Saïdina Oumar Ibn El Khattab que remonte l’origine des Peuls. Saîdina Oumar envoya de Missira une armée sous le commandement d'Amr Ibn Al As. Il ordonna à celui ci de naviguer pendant deux mois, puis de descendre à terre. Au cas où il trouverait les habitants islamisés, il doit rester pour leur apprendre le coran, la religion, le droit, le licite et l’illicite. Dans le cas contraire, il doit les appeler à l’Islam ou bien leur imposer un tribut. En cas de refus il doit les combattre.

  • Les Ourourbhé avaient pour chefs Chaïkhou Mohamadou Ibn Ali Kali, septième ancêtre de l’auteur de cette histoire, le père de Siradjou notre Cheikh Tierno Aliou, fils de Karamoko Mamadou de Labé. L’ancêtre, Chaîkhou Mamadou, nommé Ndouyé, était venu du Macina où il habitait avec des Sarakolés; il avait changé sa langue et appris le Sarakolé.

  • Les Ferobbhé étaient venus sous la conduite Alpha Moussa chef des gens de Kébali.

  • Les Djalloubhé étaient dirigés par Cheikh Aldiouma.

  • Les Dayêbhé avaient pour chefs Seydi Barry et son frère Séri Barry.

Tous ceux-ci et leurs semblables vinrent au Fouta. Ils furent hébergés par leurs frères musul­mans; ils prêchèrent l’Islam ouvertement; lorsque les Peuls de la deuxième vague furent nombreux, beaucoup de maîtres sortirent de différentes régions pour prêcher.   (source: http://www.foutapedia.org)

 

Voici une liste synthétique des préfectures et sous-préfectures de la Moyenne Guinée (Fouta Djallon) avec des codes développés en fonction des normes ISO 3166-1 et 3166-2 (source: www.statoids.com/ugn.html).

Fouta Djallon: Nombre de ménages et population (1996)

Préfecture

Nombre de
ménages

Population totale

Dont
hommes

Femmes

% Femmes

Dalaba

26.143

136.656

62.320

74.336

54,4

Gaoual

20.654

137.624

66.315

71.309

51,8

Koubia

14.974

91.882

41.966

49.916

54,3

Koundara

14.312

90.230

43.750

46.480

51,5

Labé

42.159

251.702

114.328

137.374

54,6

Lélouma

23.906

137.273

58.486

78.787

57,4

Mali

32.042

204.041

91.713

112.328

55,1

Mamou

41.900

236.326

114.964

121.362

51,4

Pita

43.501

239.236

105.834

133.402

55,8

Tougué

16.573

114.647

52.565

62.082

54,2

Total

276.164

1.639.617

752.241

887.376

54,1

Source: Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH) 1996
Voir www.stat-guinee.org/Donnees/structurelle/Population/popregion.htm

 

 

Dans le Fouta Djallon, comme dans la plupart des régions africaines, la notion de famille désigne soit tous ceux qui vivent, groupés ou non, sous l’autorité d’une même personne à qui ils reconnaissent un lien de parenté, soit la cellule sociale formée par les conjoints et leurs descendants, soit parfois un ensemble de personnes dont les ancêtres avaient une forte alliance de par leur voisinage ou des intérêts communs.

 

   LES lIENS DE PARENTES

Le parentage qui est composé des descendants d’un même aïeul, qui reconnaissent l’autorité, ou au moins la prééminence, d’un patriarche, le plus âgé des membres de ce parentage. Ce groupement se nomme: gorol, «lignée masculine», ou encore «ensemble des parents»: musidal, «ceux qui sont issus d’une même porte»: bhe dambugal gootal. Le chef de ce groupement est le hoore gorol: tête de lignée masculine; mawdho musidal: ancien du parentage. Il serait souvent inexact de considérer cet ancien comme un chef; les manifesta­tions de son autorité, quand autorité il y a, sont intermittentes; il s’agit plutôt d’un président du conseil de famille. Ce parentage peut être plus ou moins étendu, c’est-à-dire comprendre seulement les descendants d’un même grand-père, surtout chez les pauvres gens sans importance sociale, ou s’étendre aux descendants d’un ancêtre antérieur de cinq, six générations ou plus, dans les groupes aristocratiques; dans ces derniers, les liens généalo­giques sont conservés avec plus de soin et les pouvoirs familiaux du Patriarche se doublent d’attributions politiques.

 

   le Menage Polygyne

Le ménage polygyne, ou famille réduite, composée de l’homme, de ses épouses et concubines, de ses enfants, de ses serviteurs agricoles, de ses domestiques. On nomme ce groupement: bheyngure, c’est-à-dire «acquisition personnelle», agrégat, croît; ce sont les êtres que l’homme a acquis lui-même, qui s’ajoutent à lui, dépendent de lui, lui appartiennent et lui obéissent; on dit encore qu’ils sont «sous ses pieds» (ley koydhe makko). L’habitation de ce groupe est le gallé, ou enclos, à l’intérieur duquel il est réparti en plusieurs huttes (suudu); il peut y avoir plusieurs enclos: l’un près de la mosquée paroissiale (misiide) l’autre au hameau de cultures (marga) un troisième au hameau des serviteurs (runde). Le chef de famille est le jom gallé, maître d’enclos, ou jom hoggo. Les enfants font partie du bheyngure (ou gallé) paternel; après une période d’attente qui va de la puberté au mariage, les fils fondent, avec l’aide de leur père, un nouveau gallé où seront logés l’épouse, une servante, et quelques têtes de bétail, qui seront le noyau de son bheyngure personnel. Les gallé, essaimés du gallé paternel, issu lui-même du gallé du grand-père, dont sont issus aussi les gallé des oncles paternels, formeront un même parentage (dambugal). L’assemblée des jom gallé se réunira sous la présidence de l’Ancien, aîné de ce parentage. La cellule sociale réelle tend à être de plus en plus le ménage polygyne, au détriment du parentage patriarcal: ceci est dû, ici comme ailleurs, à la dislocation sociale causée par la colonisation. D’autre part, il ne paraît pas que le Patriarche n’ait jamais eu, chez les Peuls du Fouta Djallon, une autorité égale à celle du Patriarche chez les sédentaires cultivateurs, chez les Mandingues, par exemple.

 

  Droit et Obligation du chef de groupe

Le terme «chef de groupe» est un terme trop fort pour désigner ce doyen des anciens, président du conseil de famille, qu’est le Mawdho musidal (ou, absolument: mawdho). En fait, l’organisation du parentage est beaucoup plus parlementaire que monarchique: ce sont les Anciens qui gouvernent, non le Patriarche; on entend dire souvent: «nos anciens ont décidé ceci», - à propos des événements familiaux: baptêmes, mariages, successions, ou des décisions concernant cultures et troupeaux; on entend dire beaucoup moins: notre ancien. La vie familiale peule, comme la vie politique, s’écoulait dans une atmosphère de palabres (réunions: pottal). Nous reviendrons sur les droits et devoirs du Mawdho, dans les sections relatives au mariage et surtout à la propriété. Nous verrons ici les obligations du parentage envers l’Ancien.

 

   Mariage

On peut «retenir d'avance», tanaadé, une petite-fille, comme on peut «retenir d'avance» un bien quelconque, par exemple une génisse, ou même le futur produit d'une vache pleine, ou les fruits pendants d'un arbre ou d'un champ, etc... La fille retenue se nomme: tanaadho, la fiancée. Celui qui l'a retenue: taniidho, le père du fiancé. Celui pour qui on l'a retenue: tananaadho, le fiancé.

 

Généralement sept ans environ, de façon qu'on attende encore sept ans jusqu'au mariage. Le futur mari est généralement plus âgé, peut même être un homme fait; quoique, le plus souvent, cette forme de mariage soit usitée surtout pour la première union d'un garçon, s'il s'agit d'une fille libre. Pour les serves, il en était différemment; un homme mûr, déjà pourvu d'épouses, assurait le ravitaillement de sa vieillesse en «retenant» les fillettes de ses serfs. Mais il s'agissait plutôt alors d'élevage que de fiançailles.

 

Les premières démarches, sur l'initiative du père, sont faites par la mère du garçon, qui va trouver la mère de la petite après avoir fait coudre un pagne en bandes de coton et acheté quelques noix de cola. — «Notre chef de famille désire cette enfant pour notre un tel; si Dieu lui donne vie, accordez-la nous». La mère de la petite répond: — «Nous avons entendu; si Dieu en a ainsi décidé, et si c'est son désir à elle, nous vous la donnerons». Elle en fait part à son mari qui informe la famille du futur, par des messagers, de son consentement ou de ses regrets polis: — «Il n'y a pas moyen, nous avons reçu des demandes antérieures, etc...» Généralement, il prend sa décision après avoir convoqué le conseil des anciens du parentage; sa sœur, l'aînée surtout, est une conseillère écoutée.

 

Théoriquement, le consentement du père suffit; pratiquement, dans toutes les négociations matrimoniales, les femmes jouent un rôle important. Peu de mariages se font sans le con­sentement des mères. On apprend à la petite fille l'attitude correcte à l'égard de son futur mari; c'est-à-dire qu'elle doit le fuir en toute occasion et se taire quand son nom est pronon­cé; dès maintenant, ce nom lui est interdit. Quant aux cadeaux, offerts au cours des années qui séparent l'engagement des noces, «rien n'est tranché» chacun fait selon ses moyens et sa générosité. Il est bien d'offrir aux deux grandes fêtes musulmanes quelque vêtement, quelque morceau de viande, quelques noix de cola, soit pour l'enfant, soit pour son père et sa mère, pour la tante paternelle, qu'il serait maladroit d'oublier.

 

On admet qu'un mariage est «solide», valide, sous quatre conditions essentielles.

 

Le consentement (yarlagol) du père de la fille, ou de celui qui en tient lieu, son wali'u; Le consentement, s'il s'agit d'une fille, s'entend de celui du père ou de celui qui en tient lieu (wali'u). En pratique, pour un premier mariage, la mère, la sœur du père, donnent aussi leur avis. Le consentement de la mère de la fille est si bien dans les mœurs que lorsque deux époux ont divorcé, que leur fille a été élevée par sa grand'mère paternelle, le père ira cepen­dant chez la grand'mère maternelle ou, en tout cas, la fera informer de ses projets, ainsi que son ancienne épouse. La fille bien élevée n'oppose pas de résistance à la volonté pater­nelle; étant donné la facilité des divorces, elle peut espérer se dégager très vite d'une union qui lui déplaît. L'opinion commune admet qu'il ne faut pas forcer la volonté de la fille, «parce que les unions ainsi conclues tournent mal.» Le garçon se laisse faire également; le premier mariage est voulu par la famille et arrangé par elle.

 

La constitution du douaire (tenhe), en fait la loi est accommodante, si bien que ce douaire peut être assez illusoire, mais encore doit-on stipuler à son sujet. Ce qui est donné par l'époux à sa femme pour lui constituer un douaire: c'est le sadaqu réglementaire de l'Islam, et une condition essentielle de la validité du mariage. Le montant du douaire varie selon les moyens de l'époux et selon le rang social. La tendance religieuse moderne tend à faire diminuer le montant des frais du mariage. Les Peuls distinguent le Toraaré, ce qui est donné par le gendre (ou sa famille) au beau-père (ou à sa famille) pour en obtenir une fille: c'est la «demande». Le toraaré devrait être de 25 francs pour acquérir une fille non encore mariée, de 15 francs pour une femme déjà mariée». «Le tenhe, une vache de trois ans, ou une somme de soixante quinze francs». «Si vous ne diminuez pas vos exigences, vos filles ne se marieront pas et elles vous resteront sur les bras». Chez les Peuls possesseurs de bétail, le toraaré est une génisse ou sa valeur, et le tenhe consiste en une paire de génisses, ou un taurillon et une génisse: c'est le tarif normal et suffisant, préconisé, dit-on, par Karamoko Alfa, le fondateur du Fouta Djallon. Les tenhe courants sont de une à quatre têtes de bétail. La valeur minimum est en droit musulman du quart de dinar (rubu'dinari) mais, en monnaie moderne, les évaluations varient trop pour être notées utilement (17 fr. 50).

 

Des témoins (seedeedyi), au nombre de deux: théoriquement, ce sont ceux qui ont assisté, à la mosquée, à la proclamation du mariage et du montant du douaire; en fait, les nombreuses démarches coutumières constituent une publicité efficace: un mariage occulte ne serait pas valable et eût été inimaginable autrefois.

 

Enfin la consommation physique du mariage (naddigu). L'absence de relations sexuelles entre les conjoints entraîne l'annulation du mariage, si elles ne peuvent plus avoir lieu.

 

L'âge des conjoints n'entre guère en ligne de compte; on ne considère que l'aptitude physique au mariage et pour le mari seulement. On admet que quatorze ans est l'âge normal pour la fille, mais on se base surtout sur son aspect; car il y a de grandes différences de précocité. «Une fille est épousable quand ses seins sont poussés et quand ses menstrues sont régulières». Il y a des filles précoces (farbidho), et des attardées (tommudho). La mère s'oppose souvent au mariage de sa fille sous prétexte qu'elle n'est pas nubile; mais il est assez fréquent de voir une fille mariée et livrée au mari, quelques années avant d'être nubile. Quant à l'époux, le jeune homme est marié, par le père qui fait son devoir, entre 18 et 20 ans. Entre 14 et 15 ans, après la circoncision, on lui donne «les trois vêtements»: blouse, culotte et bonnet. Il passe deux ou trois ans à vivre célibataire dans une case à part, seul ou avec des camarades d'âge; puis, son père l'établit, lui donne un enclos; c'est un nouveau dyom-galle.

 

L'Islam est égalitaire et aucun précepte ne défend de s'unir à une fille musulmane, quelle que soit sa condition sociale. Mais les hommes libres n'épousaient jamais, ni comme «légitimes» ni comme «concubines»:

  • Les filles de laobhé, artisans nomades,
    méprisés qui fabriquent mortiers, écuelles et timbales.

  • Les filles des awlubhé, griots peul.

  • Les filles des dyeli, griots malinké.

  • Les filles des daloyaabhé, potières.

Naturellement il n'était pas question, pour ces mêmes groupes, d'épouser des filles libres (rimbhé), ils se mariaient entre eux. Par contre concernant les filles des Forgerons (waylubhé), il semble qu'on pouvait les épouser, au moins comme concubines. Les forgerons semblent ne pas être considérés comme castés, parce qu'au Fouta Djallon beaucoup d'entre eux étaient des esclaves mis en apprentissage afin d'être, pour leur maître, des artisans domestiques. La caste n'est pas un obstacle juridique: ce n'est qu'une répugnance, qui s'affaiblit aujourd'hui.

 

 LES HABITUDES

 Les Peuls maintiennent généralement des habitudes sobres et sont des administrateurs très attentifs de leurs biens. Dans les familles aisées, le serviteur, généralement bien respecté, doit exécuter les ordres sans discuter. N'oublions pas que ce rôle avait toujours été confié aux prisonniers de guerre ou aux "esclaves noirs" (matchoubhè ) qui devaient tout à leur seigneur. Jusqu’à aujourd'hui leurs descendants constituent la dernière caste de la société peule, après les potiers, les griots (nyamakalà) et les forgerons. Ces derniers sont émancipés depuis longtemps grâce à l'instruction et les hommes revenus de la guerre(ancien Combattant).

 

  La Litterature Ecrite

 

L’expansion de l'empire théocratique du Fouta Djallon favorisa le développement de centres culturels qui propagèrent l’Islam en Guinée et dans les pays voisins.L’hégémonie peule dans la région du Fouta Djallon fut marquée par la naissance et la consolidation d’un Etat qui repose sur la foi musulmane.  Ces grandes écoles formèrent une élite intellectuelle rompue à la récitation de cantiques religieux, à la lecture de versets coraniques et à l’écriture en arabe. Elles rivalisèrent d’ardeur dans l’œuvre de création littéraire.   Quelle que soit l'expression utilisée, l’essentiel consiste à considérer qu’avec le contact de civilisations entre le monde arabe et l’Afrique subsaharienne une littérature écrite a vu le jour.

 

  l'ecriture et la lanque Pular

 L'écriture et les livres ont poussé la langue Poular à une évolution et le résultat est une langue complexe, très riche en synonymes et nuances, qui permet des allocutions riches en rhétorique, en finesse et en abstraction comparable aux plus connues des langues modernes. Cette évolution trouve l’un des exemples plus remarquables dans la version intégrale du Coran en langue Poular. Le contact  à l'Islam a  contribué à l’évolution de culture et de l'instruction. D'importantes écoles coraniques ont pu former des cadres et, en général, augmenter le niveau moyen d'instruction des peuls du Fouta Djallon. 

 

 

 

 

 

 

 

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