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la Sante et les structures sanitaires du pays La mortalité
infantile s’élève à 131 pour mille et le taux de mortalité des moins
de 5 ans atteint 226 pour mille. Les estimations font apparaître que
11,5 des enfants connaissent une malnutrition aiguë et 30,5% une
malnutrition chronique.
La Guinée
compte 2 CHU
4 hôpitaux
régionaux qui comptent environ 2.850 lits.
Les principales
infrastructures sanitaires
sont à Conakry (36% du personnel de santé), contre 14% en Moyenne
Guinée. En matière de soins privés, Conakry comprenait en 1996 :
19 . Cliniques
52 . Pharmacies
52 . Centres médicaux
10 . Cabinets dentaires
103 . Cabinets de soins
infirmiers
2 . Centres d’imagerie
médicale
En 1996,
pour un salaire moyen de 150.000 GNF, le coût d’une ordonnance était
de 15.000 GNF, ce qui rend l’accès aux soins privés difficile pour
la majorité des Guinéens.
La
libéralisation du marché pharmaceutique a permis la multiplication
des grossistes-importateurs, officines et points de vente.
Parallèlement, un secteur informel s’est développé (importations
illégales et détournement des livraisons officielles) qui
réaliserait 50% des ventes de médicaments. Ces pharmacies par terre,
sans contrôle sur la qualité des médicaments ainsi distribué,
constituent un danger pour la population locale.
De
nombreuses ONG travaillent sur le terrain et interviennent en faveur
des réfugiés libériens et sierra-léonais aux frontières. La
population guinéenne bénéficie également de leurs interventions.
Un programme
de soins de santé primaires (SSP) a été lancé en 1988, avec l’appui
de l’UNICEF, de l’OMS et d’agences de coopération. De 1% en 1986, le
nombre d’enfants de moins d’un an vacciné contre la rougeole,
diphtérie, poliomyélite et tétanos atteignait plus de 60% en 1995.
En
1996, 317 centres de santé (sur les 346 prévus sont fonctionnels.
Dans la stratégie de développement socio-économique à l’horizon
2010, le ministère chargé de l’économie, des Finances et du Plan,
fait le point sur les contraintes subsistant en Guinée, notamment :
le paradoxe entre une couverture
administrative de 75% de la population du pays et une accessibilité
réelle de l’ordre de 35 à 40%
Selon l’enquête intégrale sur les
ménages de 1994-1995, un individu sur quatre fréquente un centre de
santé alors que la consultation à domicile totalise 33,6% des cas de
consultation
Le niveau encore préoccupant des
indicateurs de santé…
Objectif
du plan d’action sanitaire à l’horizon 2000 :
Réduire le taux de mortalité
infantile à 75%
Passage du taux national
d’accessibilité aux services curatifs de 43% (1990) à 90%
Passage du taux de couverture des
vaccinations contre les 6 maladies immunisables de 33% (1990) à 80%
Eradication de la poliomyélite
Réduction des cas de rougeole
Atteinte d’un taux d’accès de 90%
des femmes aux soins de santé prénatale
Intensification de l’éducation pour
la santé
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