|
le
Secteur Primaire
L’ AGRICULTURE :
La diversité des milieux, climats, sols, de la couverture végétale
et des ressources en eaux permet une grande variété de productions,
qu' il s' agisse des cultures vivrières destinées à la consommation
locale, des cultures d' exportation ou de l' élevage. Cette
diversité est renforcée par les spécificités culturelles et les
habitudes alimentaires des différentes groupes ethniques. En dehors
des activités agro-pastorales proprement dites, les milieux guinéens
continuent à être exploités pour la cueillette, la chasse, la pêche
et la coupe de bois qui fournissent des ressources d' appoint non
négligeables pour l' alimentation et l' artisanat. En 1958, le
secteur rural occupait plus de 85% des actifs, générait 65% du PIB
et 60% des recettes d’exportation (secteur minier compris).
En 1986, il ne représentait plus que 30% du PIB et seulement 3 ,5%
des recettes d’exportation. Les premières mesures du gouvernement
de la 11è République ont porté sur la suppression du système des
normes, la dévaluation de la monnaie nationale fin 1985, le
relèvement des prix aux producteurs et la libéralisation du
commerce. Plusieurs lignes de politique de développement rural ont
été tracées à partir de 1987 pour aboutir en 1991 sur :
_________________LPDA____________________
Adoptée en 1991,
la Lettre de Politique de
Développement agricole énonçait les conditions de
relance économique du secteur agricole. Tout d’abord des mesures ont
été prise concernant le désengagement de l’état des activités de
production et de commercialisation et en contrepartie, la création
de conditions favorables à l’émergence d’un secteur privé dynamique.
En matière d’activités de production les principaux objectifs sont :
d’assurer
la sécurité alimentaire par le développement des cultures vivrières
(riziculture particulièrement)
la
relance des cultures d’exportation (café, coton, hévéa, fruits, &
légumes)
la
promotion de l’élevage et la pêche
une
meilleure gestion des ressources naturelles.
Les mesures d’accompagnement portaient sur :
la
promotion des opérateurs (professionnalisation des filières,
organisations paysannes, distribution d’intrants)
le
développement du crédit rural
le
développement de la recherche agronomique (vulgarisation et
formation)
le
renforcement des infrastructures de base (hydraulique villageoise et
agricole, pistes rurales).
Elles concernaient également la formulation d’une
nouvelle politique foncière, de gestion des terroirs et de
développement forestier, ainsi qu’une réorganisation des
départements ministériels chargés du développement rural. Les
résultats obtenus se sont avérés inégaux.
____________LPDA2_____________
En 1997, la LPDA 2 réactualise et reconfirme les
objectifs de la LPDA de 1991. Elle tient compte des contraintes
macro-économiques et de l’expérience acquise avec la mise en œuvre
de la LPDA. La LPDA2 vise à réduire la dépendance de l’économie
nationale vis-à-vis du secteur minier par la mise en exploitation du
potentiel de développement du secteur rural et à rééquilibrer la
balance commerciale agricole. Une attention particulière est
également portée sur le développement et l’adaptation des outils de
financements, l’amélioration de l’environnement légal et judiciaire
et celle des services publics (éducation, santé, infrastructures de
communication et de télécommunications). De plus, l’accent est mis
sur une plus grande participation des producteurs (par le biais des
organisations professionnelles agricoles) et des collectivités
locales à la programmation et à la gestion de services agricoles, à
celle des ressources naturelles et à la protection de
l’environnement. Actuellement, 4 Guinéens sur 5 vivent en milieu
rural. La population vivant directement de l’agriculture représente
56 % de la population totale du pays. Parmi la population active
agricole, les femmes dominent avec 117 femmes pour 100 hommes.
AGRICULTURE
: Sur les 6 millions d’hectares (estimées) de superficie
cultivable, soit environ 25 % du territoire national, 850.000 ha le
sont effectivement ; le reste étant en jachère. Les ressources en
eaux de surface et souterraines sont abondantes, bien qu’en saison
sèche les débits d’étiage de nombreux cours d’eau soient très
faibles. Les superficies inondables sont estimées à 180.000 ha, dont
157.000 ha de plaines et 22.000 ha de bas-fonds.
Le nombre d’exploitations agricoles est estimé à
443.000. En moyenne 8 personnes, dont 5 actives vient sur chaque
exploitation paysanne ; 34 % de ces exploitations ont moins d’un
hectare, 30 % se situent entre 1 et 2 ha et 4 % d’entre elles ont
plus de 7 ha. L’outillage, pour la plupart des exploitations, est
composé de houes/bêches, coupe-coupe/machettes, haches et faucilles.
La culture attelée, bien que marginale, est principalement
développée en Haute-Guinée et est utilisée essentiellement pour les
travaux de préparation des sols. Les PME agricoles et complexes
agro-industriels sont peu nombreux.
PRODUCTION
VIVRIERES : Selon l’Agence Guinéenne de Presse, le secteur
agricole compte aujourd’hui 3.500 organisations de producteurs
vivriers.
PRODUCTION 1997
|
Riz |
662.779 T |
+ 5 % |
|
Maïs |
78.991 T |
+ 0,24 % |
|
Fonio |
110.012 T |
+ 9,2 % |
|
Arachide |
139.063 T |
+ 6,8 % |
|
Manioc |
645.777 T |
+ 8,4 % |
LE
RIZ : En 1984, la Guinée était déficitaire en céréales,
particulièrement en riz. Depuis plusieurs années, de nombreux
projets ont été financés par les bailleurs de fonds pour appuyer la
filière riz. Actuellement plusieurs importants projets sont en cours
de réalisation. Des actions notables ont été mises en œuvre dans le
cadre de divers projets et parallèlement, une " cellule riz " a été
mise en place en 1992. Cette cellule a pour mission de suivre le
marché du riz, de rassembler les informations sur les importations
et les stocks des grossistes importateurs, d’analyser la filière et
de diffuser des informations. Elle mène également des enquêtes
auprès des consommateurs et des commerçants.
CONSOMMATION:
Le riz est l’aliment de base des Guinéens, dont la consommation
est passée de :
50
kg par personne et par an en 1985
à
70 kg en 1989
et
90 kg en 1997
La consommation culmine à Conakry avec 126
kg /habitant/an, dont l’approvisionnement est assuré à hauteur de 90
% par les importations. Seules les populations de Moyenne et de
Haute Guinée ont des régimes alimentaires plus diversifiés. Selon
une enquête agricole réalisée en 1995, le riz apporte 45 % des
calories d’origine végétale. La riziculture est pratiquée par
321.000 exploitations, regroupant 73 % des ménages agricoles
guinéens. Il existe quatre types de riziculture :
PRODUCTION:
Entre 1991 et 1995, la production a augmenté de 5,9 % en moyenne
par an.
|
1991 |
1995 |
|
Production |
501.440 T |
630.500 T |
|
Superficie
cultivée |
364.000 HA |
438.000 HA |
|
Rendement |
1,38 T/HA |
1,43 T/HA |
Le prix d’achat aux producteurs a augmenté de 37 %
pour la même période.
IMPORTATIONS
|
1985 |
108.000 T |
|
1991 |
207.000 T |
|
1995 |
290.750 T |
|
1996 |
228.700 T |
Compte tenu de la place occupée par le riz pour les
Guinéens, les objectifs assignés à la filière sont de couvrir les
besoins du pays à l’horizon 2005 et d’envisager les premières
exportations vers 2010. Pour parvenir à une substitution des
importations par la culture locale, il est prévu de faire passer les
superficies cultivables à 715.000 ha d’ici l’an 2005 pour atteindre
une production de 1,28 million de tonnes de riz paddy, soit un taux
de croissance annuelle de 7,3 %.
MAÏS
:
Le maïs est principalement cultivé en Moyenne et
Haute Guinée.
En Moyenne Guinée,
la culture se pratique dans des jardins de case (tapages) en culture
;semi-intensive associée aux tubercules et aux productions
légumières.
En Haute Guinée,
il se cultive en contrebasson dans les bas-fonds, tandis qu’en
hivernage, il est associé au riz. Le rendement à l’hectare est de
0,97 tonnes. Entre 1991 et 1995, une hausse, tant en surface
cultivée qu’en production a été enregistrée :
|
ANNEE
|
1991 |
1995 |
|
Production |
62.500 T |
78.000 T |
|
Surface
cultivée HA |
65.000 |
82.000 HA |
|
Rendement |
0,96 T/HA
|
0,97 T/HA |
Le faible niveau des rendements est dû au peu
d’intrants agricoles utilisés.
LE
FONIO
:Le fonio est cultivé en Moyenne Guinée et en Haute Guinée. Il
s’adapte facilement à la faible fertilité des terrains. En 1995, la
production était de 103.000 tonnes et progresse régulièrement,
puisqu’elle s’est établie à plus de 110.000 tonnes lors de la
dernière campagne.
LE
MANIOC :
Les tubercules et les bananes sont cultivées sur
l’ensemble du territoire. La production de manioc est passée de
222.600 tonnes en 1991 à 601.000 tonnes en 1995, pour une superficie
de 95.400 ha et un rendement moyen de 6,3 T/HA. La production
actuelle est de 645.777 tonnes. La Haute Guinée produit à elle seule
39 % de la production totale du pays et est suivie par la Guinée
Maritime et la Moyenne Guinée.
LA
POMME DE TERRE:
Cultivée en
Moyenne Guinée, la production de la pomme de terre était d’environ
3.000 tonnes pour 200 ha et un rendement moyen de 15 T/ha (moyenne
française : 43,8 T/HA). En dehors de la pomme de terre, dont les
enjeux économiques sont de mieux en mieux connus, l’intensification
des productions de tubercules se heurte à une méconnaissance du rôle
qu’elles jouent sur les marchés et des opportunités de développement
qu’elles offrent.
Les productions de plantain, d’igname, taro sont mal
connues. Le plantain, cultivé en Guinée Forestière et en Guinée
Maritime, est de plus en plus consommé sur le marché de Conakry. La
culture de l’oignon (2.000 tonnes) est essentiellement pratiquée au
nord du plateau de Labé. Quant aux cultures maraîchères, elles sont
plus développées aux alentours des centres urbains et dans la zone
comprise entre Labé et Mamou.
Les objectifs de développement s’inscrivent dans la
stratégie globale de renforcement de la sécurité alimentaire.
LES
FRUITS & LEGUMES: En 1950, la Guinée était un grand pays
exportateur de fruits (ananas, bananes, mangues) et légumes.Depuis
1987, la Guinée a mis en œuvre divers programmes pour la relance des
cultures fruitières : Ces projets ont permis une hausse de la
production, la reconstitution de certains marchés, un début de
structuration des producteurs et des exportateurs, ainsi qu’une
meilleure perception des enjeux du marché international. Néanmoins,
les résultats obtenus ont été au dessous des objectifs fixés.
La production d’ananas
est localisée en Guinée maritime (entre Kindia, Dubréka et
Forécariah). Elle est passée de 2.500 tonnes à 6.500 tonnes. Les
exportations ont doublé en 1995 : 2477 tonnes. Les mangues sont
cultivées, en majorité, en Haute Guinée et en Guinée Maritime. Les
exportations étaient de 600 tonnes en 1995. Les plus grandes
plantations d’agrumes
sont en Moyenne Guinée, mais les agrumes sont présents dans toutes
les régions. La production est dispersée et la qualité inégale.
Les autres produits d’exportation concernent les
haricots verts, le melon, la pastèque et les tomates cerises. La
production fruitière, essentiellement paysanne, ne permet- pas
d’atteindre ni la qualité, ni la quantité pour organiser une filière
et exporter par bateaux. Comme il n’existe que très peu de complexes
agro-industriels, l’emballage et le frêt aérien sont les deux postes
les plus importants du coût du prix de revient.
Le premier PCPEA a été revu pour rendre ce secteur
plus opérationnel, l’objectif étant de parvenir à un contrôle de la
qualité des produits et à la régularité des approvisionnements. La
Guinée vise 20.000 tonnes d’exportation à l’horizon 2000, dont
15.000 tonnes d’ananas et 3.500 tonnes de mangues. Déjà les
importations d’engrais, des produits sanitaires, des intrants
d’élevage et d’exportation (cartons et accessoires d’emballage) et
des semences, sont exonérés des droits de douanes. Les engins
agricoles bénéficient d’une réduction de ces droits. Un guichet
unique des exportations agricoles a été créé, il devait être
opérationnel en Octobre 1997.
CAFE:
Introduite à l’époque coloniale, la culture du café
concerne essentiellement la Guinée Forestière. La production était
de 16.000 tonnes environ en 1960 et est tombée à 2.500 tonnes dans
les années 80. La production est estimée aujourd’hui entre 12.000 et
15.000 tonnes/an. Après diverses actions telles que l’élaboration de
textes réglementaires, le contrôle de la qualité et l’organisation
professionnelle de la filière, le gouvernement a lancé plusieurs
projets pour la relance de la culture, avec l’aide des bailleurs de
fonds (CFD, FAC). Le plus important étant celui de 1988.
La première phase s’est achevée mi-1992, la seconde
en 1995. Les objectifs étaient de régénérer le verger guinéen par
l’installation d’un système de production de matériel végétal de
haut potentiel génétique, permettant la plantation de 2.000 ha par
an et l’augmentation des rendements. Les résultats obtenus ont été
en-deçà des attentes. Les planteurs se sont montrés méfiants
vis-à-vis des techniques de recépage et de redensification des vieux
plans. Dans la zone d’intervention, l’impact du projet RC2 n’a
touché que 15 % des planteurs de café.
En revanche, le prix d’achat moyen aux producteurs a
augmenté et est passé de 300 GNF en 1991 à 2.400 GNF en 1995. La
culture caféière touche environ 84.000 exploitations agricoles,
180.000 ha, sur de petites plantations familiales (0,5 à 8 ha), et
le rendement est de l’ordre de 70 kg/ha. Les exportations se sont
élevées à 18.800 tonnes en 1995, dont 18.352 tonnes exportées par
des privés et 528 tonnes par des groupements de producteurs. Une
partie des exportations va vers les pays voisins (Côte d’Ivoire,
Libéria, Sierra Leone et Sénégal). En 1997, les nouvelles mesures de
relance portent sur un système de subventions à la plantation,
l’accroissement de l’offre de boutures racines pour l’importation de
matériel végétal, puis par le développement de la capacité de
production des centres de production de matériel végétal pour qu’ils
puissent prendre le relais. En ce qui concerne les plantations
existantes, l’accent doit être mis sur les actions en faveur du
respect des itinéraires techniques.
LE
COTON:
La filière coton est pilotée par la CFDT (Compagnie
Française pour le Développement des Fibres Textiles), en attendant
la création d’une société cotonnière nationale. La filière bénéficie
de l’aide française (AFD, FAC) depuis le début des années 80. La
filière coton a connu un démarrage laborieux (2.800 tonnes en
1988/89), ensuite quelques résultats tangibles ont été obtenus en
1991/92 (12.478 tonnes), pour retomber lors de la campagne 95/96 à
10.712 tonnes. A la suite de quoi, un plan de restructuration a été
mis sur pied fixant un objectif de production de 24.000 tonnes à
partir de 1996/97.
LE
CHEPTEL ET L’ELEVAGE:
Depuis 1990, grâce
en partie aux diverses actions actions engagées, le troupeau s’est
fortement développé. L’élevage a donné des résultats tangibles en
1997, le sous-secteur de l’élevage contribue au PIB agricole à
hauteur de 16% avec un taux de croissance annuel de 3,94% au cours
des 4 dernières années. Jusqu’en l’an 2000, la croissance attendue
est de 5,6%. La production annuelle d’origine animale est évaluée à
33,945 tonnes de viande, 56.378.000 litres de lait, 1.656 tonnes de
lait, ce qui couvre 58% des besoins nationaux (2,9 grammes de
protéine/habitant/jour), hors ressources halieutiques. Une partie
des besoins est couverte par les importations. Selon les
statistiques de Conakry, la Guinée a importé en 1995 et 1996
respectivement 2.000 et 1.495 tonnes de viande, ainsi que 13.725 et
9.036 tonnes de produits laitiers. Quelques améliorations de la
situation sanitaire du cheptel ont été enregistrées sous le Iième
République, grâce notamment aux campagnes de vaccination. Le taux de
couverture vaccinale atteint aujourd’hui 80%, les foyers de
péripneumonie sont passés de 91 à 1990 à 19 en 1994. En 1991, une
politique de développement des productions animales a été élaborée,
avec comme objectifs :
L’amélioration
de la situation sanitaire et génétique
La
poursuite du désengagement de l’état
La
professionnalisation des différentes opérations.
Mais cela n’a permis la création que de 300
groupements d’éleveurs avec 11.000 adhérents, soit 5% seulement. Des
intermédiaires se sont installés à leur propre compte, des
pharmacies privées ont été mises en place et plusieurs sociétés
importent des médicaments vétérinaires. L’élevage a, de tout temps,
joué un rôle économique et social en Guinée. Il a généré un revenu
de 128 milliards de GNF en 1996. La stratégie à moyen et long terme
est de poursuivre des actions engagées, en vue de freiner les
importations et de contribuer à la sécurité alimentaire.
LA
PECHE:
Outre les fleuves soudano-sahéliens, la Guinée a, en plus, les eaux
continentales et maritimes qui lui assurent des ressources
halieutiques importantes. La façade maritime de la Guinée est de 350
km, avec une ZEE (Zone Economique Exclusive) de 200.000 miles
marins. Selon le rapport 1997 du ministère de la pêche, l’estimation
des potentiels par grands groupes d’espèces s’élève :
Entre 50.000 et 200.000 tonnes (hors zone littorale) de poissons
pélagiques (sardinelles, chinerais…)
35.000 à 40.000 tonnes de poissons démersaux (bars, soles,
mancherons, dorades….)
1.000
à 2.000 tonnes de crevettes
5.000
à 10.000 tonnes de céphalopodes
La pêche continentale
est assurée à 70%
par la Moyenne Guinée (pêche fluviale). La production est d’environ
5.000 tonnes par an et mobiliserait 1.800 pêcheurs. Le développement
de la pisciculture villageoise est encouragé et fait l’objet d’un
projet spécifique mis en œuvre en Guinée forestière et en Moyenne
Guinée. La pêche maritime, dont les ressource sont constituées de
pélagiques, de thonidés et de démersaux est assurée par la pêche
artisanale et industrielle. La pêche artisanale dispose d’une zone
réservée de 10 miles. Elle occupe environ 12.000 Pêcheurs
professionnels répartis sur près de 100 sites de débarquement, dont
les principaux sont Conakry, Boffa, Boké (Kamsar) et Forécariah
(Benty). Sa flotte est composée d’environ 2.400 pirogues motorisée à
45%. Environ 20% des capitaines sont des Sénégalais ou des
Sierra-leonnais installé en Guinée depuis plusieurs années.
La production artisanale atteint approximativement
58.000 tonnes, soit 70% de la production totale dont 23.300 tonnes
de déverbaux et 28.700 tonne de pélagiques côtiers. La quasi
totalité est consommée en Guinée. Seule une grande partie de la
production des pirogues glacières est exportée.
La pêche Industrielle
dispose d’une zone d'activités situés dans les 10 miles et 200
miles. L’armement national est peu développé bien que l’Etat ait
consenti d’importants efforts après 1985 qui ont abouti à
l'acquisition de 23 chalutiers. Ces 23 chalutiers sont aujourd'hui
rétrocédés par l'Etat à des opérateurs Guinéens, 7 parmi ces 23 ont
sombré, 4 sont réduits à l'état d'épave et les 12 qui restent sont
plus ou moins fonctionnels. la conséquence de cet échec est le
monopole par la flotte étrangère des activités du sous-secteur pêche
industrielle. En 1997, une quinzaine de sociétés opéraient en
Guinée, mais l’activité est peu développée. La production débarquée
est de l’ordre de 25.000 tonnes de poisson par an, dont une partie
est exportée. Parmi les sociétés exportatrice,
les Etablissement DAUPHIN
exportent des produits frais vers l’Europe. Le poisson congelé est
commercialisé essentiellement par deux société spécialisées basées à
Conakry, COGIP et SONIT-PÊCHE. Elles s’approvisionnent auprès des
armateurs ndustrielles ou affrètent des navires soviétiques.
SONIT PÊCHE:
dispose de trois chambres froides et de 16 points de ventes répartis
dans les grandes villes guinéennes. Comme elle ne dispose que d’une
capacité de stockage de 3.200 tonnes de poissons pélagiques, elle a
consacré 6millions de FF en 1998 à l’achat d’une quatrième chambre
froide, ce qui lui donne 1.300 tonnes de stockage supplémentaire.
D’ici fin 1999, SONIT compte investir 1 millions de $ afin de
s’équiper en tunnel de congélation, équipements frigorifiques HCF….
en vue d’exporter 300 tonnes de poisson vers l’Europe. L’autre
réseau de distribution de poisson congelé est organisé par les
consignataires et des mareyeuses spécialisées.
LA
FORET: Surexploitation, défrichements intensifs, feux de
brousse, absence de réglementation, autant d’éléments qui ont
sérieusement affaibli le patrimoine forestier guinéen.En 1994,
seulement 530 ha ont été reboisés et 1,4 million de plans forestiers
ont été plantés. 51.000 hectares sont officiellement exploités, ce
qui satisfait à peine 10% des besoins nationaux en bois. La Guinée à
répertorié 394 forêts
classées sur 1,2 million d’hectares et 19,2 millions d’hectares de
formations naturelles (mangrove forêt dense et humide, savanes
boisées, etc…) Des programmes sont actuellement mis en place en vue
d’améliorer la filière bois. Actuellement des programmes sont
actuellement mis en place en vue d’améliorer la bois. En Juin 1998,
l’USAID
accordé à la Guinée une subvention de 3,69 millions de $, destinée à
un projet d’utilisation accrue de pratiques durables de gestion des
ressources naturelles sur 7 ans.Ce programme vise à aider les petits
exploitants à s’investir dans des pratiques plus avantageuses et
moins destructrices de l’environnement en améliorant leur capacité
de gestion des ressources naturelles, leur productivité et en
développant des micro-entreprises non agricoles génératrices de
revenus. L’USAID a initié depuis 1993 un projet pilote de bonne
gestion communautaire des ressources naturelles dans les 3 bassins
de koundara, Diaforé et Dissa.
LES
MINES: La Guinée est dotée d’importantes ressources minières
et possède l’un des plus grands gisement de bauxite au monde, dont
l’essentiel est situé en Guinée maritime. Son sol recèle également
une grande quantité de ressources minérales, fer et diamant (en
Guinée forestière), or (en haute-Guinée). Le secteur minier
contribue à hauteur de 19% du PIB. En 1997, le secteur minier a
enregistré des évolutions contrastées. Les exportations d’or et de
diamant se sont accrues, en revanche, la bauxite et l’alumine
traversent une crise, tant au niveau de la baisse de production qu’à
celle des exportations.
LA
BAUXITE & L’ALUMINE : La Guinée intervient pour 40%
du commerce mondial de la bauxite. Trois gisements assurent la
production de bauxite et d’alumine :
SANGAREDI
(situé vers Boké, en haute Guinée) exploité par la CBG ( Compagnie
des Bauxites de Guinée)
KINDIA
– DEBELLE exploité par SBK (Société des Bauxités de
Kindia).
FRIA-
KIMBO, dont FRIGIA exploite la mine d’alumine.
L’OR :
L’exploitation artisanale (or alluvionnaire) représente 80% de la
production nationale estimée à 12 tonnes/an. Le secteur artisanal
s’appuie sur des centaines d’orpailleurs détenteurs, en principe, de
permis individuel d’extraction.
LE
MINERAI DE FER: Inexploités jusqu’à ce jour, les importants
gisements de fer du Mont Nimba et Simandou (en Guinée forestière)
sont estimés entre 3 et 4 milliards de tonnes de minerai à haute
teneur, et les réserves prouvées sont de l’ordre de 350 millions de
tonnes. La relance de l’exploitation des gisements de fer à été
remise à l’ordre du jour en 1997, mais le projet date du début des
années 80. La guerre civile au début 1990, ainsi que les
préoccupations écologiques de la Banque Mondiale, ont fortement
compromis ce projet. En 1996, un consensus a été trouvé sur la
question environnementale. Des mesures doivent être prises pour
protéger le parc naturel et réhabiliter le site minier après
exploitation. Au sujet de l’évacuation du minerai, plusieurs
solutions sont avancées, notamment l’utilisation du chemin de fer
libérien, sous condition d’une paix garantie au Liberia… Les autres
solutions consistent en la construction d’un chemin de fer, le
TRANSGUINEEN, qui relierait le site de Conakry et d’un minéralier en
eau profonde à Conakry, ou bien, l’évaluation du minerai par le Côte
d’Ivoire, via le port de San Pedro, mais actuellement il n’existe
pas de voie ferrée reliant le site minier au port. L’état guinéen
recherche des financements pour réaliser une étude de faisabilité
des infrastructures ferroviaires et portuaires ; effectivement,
l’option Transguinéen pourrait également servir à l’évacuation des
produits agricoles.
ENERGIE:
L’ELECTRICITE
– L’EAU : Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, la Guinée
dispose d’un potentiel hydraulique considérable. La plupart des
entreprises de la région de Conakry et même certaines
administrations possèdent leurs propres moyens de production.
La SOGEL: gère le réseau interconnecté de
Conakry-Kindia autour de la Ville de Conakry et les 24 villes de
l’intérieur réparties dans 7 régions électriques ; les villes de
KINKON et TINKISSO disposent d’un réseau interconnecté autonome. En
outre, la SOGEL gère des auto-producteurs et des entrepreneurs
privés ainsi que des particuliers au niveau des quartiers de Conakry
et de la plupart des villes de l’intérieur.
EN 1988, la longueur du réseau électrique était de :
282
km – lignes Moyenne Tension (MT)
478
km – lignes Basse Tension (BT)
Mais il faut
souligner que ces initiatives louables ont été mal exécutés,
par conséquent ont toutes
échouées.
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