République de Guinée - Afrique de l'Ouest

  Bienvenue en  Guinée

Gouvernants le Peuple vous regarde et l'Histoire va vous juger selon vos actes

 

                                            Le Secteur Secondaire

Le secteur secondaire est peu développé et représente 12% du produit Intérieur Brut. La politique de relance de l’état en la matière se traduit par plusieurs actions qui semblent donner des résultats, notamment le forum "  Investir en Guinée " organisé du 26-29 Mai 1998. Ce forum a mobilisé 170 entreprises étrangères et 145 projet ont été négociés, aboutissant ainsi à la signature de 300 lettres d’intention. A l’instar de l’administration, les opérateurs guinéens devront modifier leurs comportements afin de favoriser la naissance d’une industrie ruinée par le collectivisme et l’échec des privatisations. La Guinée est également dotée d’une Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat. Les élections à la présidence se sont déroulées en Juillet 1998.  La CCIA doit être gérée par le secteur privé et représenter effectivement les patrons. Son budget, autonome, sera alimenté par un impôt sur le chiffre d’affaires des entreprises et une part de droits de douane, qui doit en principe préserver les intérêts étrangers.

 SECTEUR MANUFACTURIER: Le secteur industriel manufacturier est très peu développé. Longtemps représenté par des entreprises publiques, peu performantes et déficitaires, le secteur industriel manufacturier a fait l’objet d’une profonde restructuration à partir de 1985.Ces mesures se sont accompagnées de la mise en oeuvre d’un important programme de privatisation des sociétés d’état, réalisé entre 1985 et 1988. Néanmoins, le secteur manufacturier n’a pas enregistré de hausse significative. Effectivement, la plupart des unités cédées à des nationaux ne fonctionnent pas ou ont cessé leurs activités, pour des raisons à la fois financières, techniques et de gestion. Le collectivisme régnant à l’époque de Sékou TOURE avec peu, ou pas du tout de tradition industrielle n’a pas été vraiment intégré.   Le secteur manufacturier se limite à quelques unités industrielles modernes. L’industrie guinéenne se caractérise dons par sa jeunesse, sa faible envergure, une sous capitalisation presque généralisée des entreprises, une faible valorisation des ressources et des productions locales et une orientation presque exclusive vers le marché intérieur et la production de biens de consommation agro-alimentaires. Le secteur privé national se cantonne dans les activités commerciales.  En terme d’investissements, les plus significatifs ont été réalisés dans les branches agro-alimentaire : usine de COCA COLA BONAGUI, eau minérale de COYAH, usine de jus de fruits SALGUIDIA, des produits alimentaires comme NESTLE, du tabac avec l’usine ENTAG (cigarettes groupes bolloré) la cimenterie et la minoterie.

 SECTEUR MINIER: Le gouvernement guinéen a mis en œuvre une nouvelle politique minière dont l’objectif vise à développer le secteur afin d’élargir la base des recettes fiscales en dévisses et à promouvoir plus de valeur ajoutée locale. La politique minière comprend 5 grands axes :

 Intensifier la recherche géologique

 Favoriser la transformation sur place

 Restructurer et consolider les sociétés minières d’économie mixte en difficulté

 Promouvoir les investissements privés

 Poursuivre la réforme de l’environnement juridique, fiscal et institutionnel du secteur .

Un nouveau code minier a été promulgué en 1995. Les titres miniers sont d’une durée de 3 ans au plus pour les recherches à l’échelle industrielle (renouvelables deux fois deux ans) et de deux ans au plus pour celles à l’échelle semi-industrielle ‘renouvelables une seule fois pour un an. Le Projet de promotion des investissements miniers a été en œuvre en Octobre 1996, avec l’aide de la BM et de la coopération française. Dans ce cadre, le rôle de l’Agence Nationale d’aménagement des infrastructures minières (ANAIM) doit être redéfini. La réalisation de la cartographie et du relevé géologique du nord-est de la Guinée, ainsi qu’un système d’information géologique ont été confié au BRGM (Bureau de Recherche Géologiques et Minières). Un vaste programme de promotion du secteur est réalisé par le CDPM (Centre de Développement et de Promotion Minier) qui fonctionne également comme un guichet unique.

Par ailleurs, le gouvernement prévoit d’aider et d’encadrer l’exploitation artisanale.

 BAUXITE & ALUMINE: Les difficultés enregistrées par le secteur de la bauxite et de l’alumine sont dues en grande partie, à l’état de délabrement de l’outil industriel lié au manque d’investissements pendant des années et aux difficultés financières que connaissent la plupart des sociétés minières. Dans les prévisions de restructuration du secteur, ces données sont donc incluses, ainsi que l’ouverture du capital de la SBK et de FRUGUIA à de nouveaux partenaires WARBOURG (Banque suisse) est chargée d’établir le dossier.

SBK (Société des Bauxites de Kindia): Société d’état dépuis la décomposition de l’URSS qui était autrefois le principal opérateur de la société, alors office. Elle exploite le gisement de KINDIA-DEBELE à 110km au Nord-Est de Conakry. Sa production a été de 1.918 tonnes en 1996, pour s’établir à 1.531 tonnes en 1997.

La totalité de sa production est vendue à la société ukrainienne NIKOLAIEV.

  FRIGUIA. Exploite la mine d’alumine de FRIA-KIMBO:  FRIA, première usine d’alumine en terre africaine a été créée en 1957, à l’initiative du groupe PECHINEY, elle devient en 1974, la SEM-FRIGUIA. L’usine est implantée à 150 km de Conakry (au Nord). En 1995, le village de FRIA comptait 2000 personnes, il est aujourd’hui devenue une ville d’environ 43.000 habitants. FRIGUIA a enregistré une forte baisse de ses exportations en 1997. La production de FRIGUIA est depuis plusieurs années en baisse, et ce malgré divers programmes d’investissement et de restructuration financé en partie par la CFD et l’Union Européenne depuis 1980. La production est transportée par voie ferrée jusqu’à Conakry puis exportée vers Douala, pour être transformée en aluminium à Edéa. En 1998, après plusieurs mois de conflit entre l’état et FRIALCO, un audit a été effectué et l’entreprise mise en redressement judiciaire. Un protocole d’accord a été signé entre l’état et FRIALCO : le contrat d’assistance technique de PECHINEY a été transféré à une nouvelle société ICF KAISER & ALCAN ; un comité de crise, chargé du suivi de la gestion a été instauré.

La restructuration/privatisation se fera par cession d’une partie des actions de l’état et par augmentation de capital avec introduction de nouveaux actionnaires. De société d’Economie Mixte, FRIGUIA sera transformée en société par action et FRIACO dissout. Les besoins d’investissements pour la rénovation de l’outil industriel de FRIGUIA sont estimés à 90 millions de $. L’étude menée par WARBOURG concernant la privatisation de FRIGUIA et de la SBK devrait être terminée mi 1998 ; les négociations de privatisation pour ces deux sociétés avaient  démarré fin 1998/début 1999, la part de l’état étant réduite à 15%. Au terme de la restructuration en cours de FRIGUIA, la Guinée devrait pour 1998, enlever 125.000 tonnes d’alumine pour ravitailler notamment l’usine d’aluminium du Nigeria. La nouvelle structure qui sera mise sur place permettra de faire entre des institutions financières importantes dans le capital de FRIGUIA.

 La CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée). Les exportations de la CBG se sont élevées à 12,097 millions de tonnes en 1996 contre 12,094 en 1997. La majorité de sa production est exportée vers l’Amérique du Nord et l’Europe. Le minerai est évacué par le port minéralier de Kamsar, situé à 136 km du lieu d’extraction. La CBG est engagée dans un programme de réduction des coûts d’une part, et, d’autre part, les objectifs visent à la diversification des marchés, à la production de bauxite Low Monohydrate, dont le marché est plus ouvert que celui de la bauxite à teneur métallurgique standard, ainsi que le développement de nouvelles réserves. IL est également envisagé de réhabiliter l’outil industriel pour porter ses capacités de production à plus de 13 millions de tonnes par an.

 La SBDT (Société des Bauxites de Dabola-Tougué). La SBDT prévoit d’exploiter la bauxite dans la région de Dabola et Tougué (au centre du pays, à 400 km au Nord-Est de Conakry), sur une superficie de 16.000 km2). Les réserves sont estimées à 2,5 milliards de tonnes. Elle envisage également l’installation d’une usine de production d’alumine. La SBDT a été créée en 1993 ; le capital est de 20 millions de $, reparti entre des sociétés minières privées iraniennes (51%) et l’état guinéen (49%). Actuellement, les partenaires iraniens sont à la recherche de capitaux pour réhabiliter la voie ferrée comprise entre Conakry et Dabola.

 LE FER: Rappel des estimations du potentiel : entre 3 et 4 milliards de tonnes de minerai à haute teneur et les réserves prouvées de l’ordre de 350 millions de tonnes. Le groupe RIO TINTO a obtenu des permis de recherches sur le site de Simandou, tandis que se met en place sur Nimba une nouvelle société d’exploitation avec la création prochaine d’une nouvelle société destinée à remplacer la Société des Mines de Fer de Guinée-SMFG (MIFERGUI-NIMBA). Le capital sera détenu à plus de 50% par EURONIMBA (qui comprend le groupe franço-australien. La SOURCE, GENCOR, AMCL, CIDEM et UMITOMO), le reste du capital serait partagé entre l’état (15%) et MIFERGUI NIMBA (5%).

 SECTEUR ALIMENTAIRE & AGRO - ALIMENTAIRE: L’industrie manufacturier est dominée par l’agro-alimentaire.

Le marché des boissons est représenté par 4 unités :

 La CEG (Compagnie des Eaux Minérales de Guinée) conditionne 300.000 bouteilles de 1,5 litres par mois pour le marché domestique et un peu pour l’exportation (Sierra Leone et Côte d’Ivoire).

PREPAC a vendu des machines a fabriquer des sachets de 33 cl en plastique à la CEG qui est en mesure de produire 1.200 sachets par heure. D’ici la fin de l’année, elle compte fabriquer ses bouteilles en PET, matériau réputé incassable à l’inverse du PVC utilisé actuellement. A cet effet, elle investit environ 8 millions de francs pour acquérir des matériels de conditionnement du groupe SIDEL.

 LA SOBRAGUI, (capital de 1,2 milliards de GNF) fabrique de la bière sous licence (Skol et Guilux et Guinée) ainsi que des boissons gazeuses. En 1996, la SOBRAGUI a couvert 90% de la consommation de bière en Guinée (105.000 hl). Sa capacité de production est 170.000 hl pour les boissons gazeuses. Depuis la reprise de l’unité en 1987, la SOBRAGUI a investi entre 10 et 11 milliards de GNF pour remettre l’usine à niveau et créer une ligne de conditionnement en boîte.  Par ailleurs, la SOBRAGUI dispose d’une plantation d’ananas de 250 ha Maférinyah, dont 80 ha sont mis en culture. Son objectif est de produire et d’exporter 1.000 tonnes de fruits par an.

 LA BONAGUI, dont le capital, est de 2,6 milliards de GNF, réparti entre Coca cola Export Corporation (43,8%), Inter Brew International (42,4%) et des privés maliens, fabrique des boissons gazeuses pour le marché intérieur.

 LA SALGUIDIA produit des jus de fruits.

 AUTRES INDUSTRIES ALIMENTAIRES

 AGRO INVESTIMENT COMPANY, société guinéenne spécialisée dans l’agro-alimentaire, produit des melons et des pastèques à destination des marchés européens pendant la période hors saison. Cette société a modernisé son système d’irrigation. La nouvelle technologie utilisée doit augmenter la production agricole et en améliorer la qualité. Elle a obtenu un prêt de la SFI d’un montant de 1,2 million de FF en Octobre 1997.

 NESTLE Guinée, dont le capital est détenu à 99% par NESTLE S.A. Suisse, a été crée en 1991. NESTLE fabrique des bouillons culinaires (cubes et taleths) sous marques Maggi dans son usine de Coyah. NESTLE Guinée importe et commercialise également des produits alimentaires du groupe NESTLE sous les marques Gloria, Nido, Nescafé, Guigoz, Cérélac, Nesquick…. L’essentiel de sa production est destiné au marché intérieur, mais une petite quantité est exportée vers la Sierra-Leone, le Liberia et la Guinée-Bissau. NESTLE Guinée investi environ 340 millions de GNF par an. Son principal concurrent est l’entreprise BARRY et DIALLO, qui fabrique des bouillons culinaires sous marque Jumbo.

 INDUSTRIES CHIMIQUES : La fabrication d’huile de palme est assurée par la SOGUIPAH. Un projet d’extension de l’huilerie/savonnerie modulaire, afin d’augmenter sa capacité et la construction d’une unité de production de caoutchouc sont en cours dans le cadre de la phase III du projet palmier à huile et hévéa (voir secteur primaire). La savonnerie SOGECILE est opérationnelle depuis 1995. Elle produit entre 24.000 et 30.000 morceaux de savon et 75.000 et 90.000 sachets de détergent.

  CIMENT & TOLES ONDULEES. Le secteur des matériaux de construction est représenté par les CIMENTS DE GUINEE. En 1992/93, la capacité de l’usine installée étant saturée, un silo a été construit dans le port de Conakry, portant sa capacité de production à 600.000 tonnes/ an. Son capital est de 2,860 milliards de GNF, détenu à :

 51% Groupe HOLDERBANK

 44% ETAT guinéen

 4% un privé Guinée

Au cours d’un séminaire sur le financement de l’habitat social, il a été constaté en Guinée une insuffisance de logements dont le parc est évalué à 110.000. Les besoins d’ici l’an 2000 équivalent au double du parc existant. Deux unités de fabrication de tôles métalliques ondulées représentent ce secteur :

 METAL Guinée

 La GDI (Guinéenne d’Industrie) qui fabrique en plus des ustensiles de cuisine (bassines et sceaux).

La SOGUILUBE (Société Guinéenne de Lubrifiants et d’Emballage) exploite une unité de production de lubrifiants d’une capacité de 12.000 tonnes/an, une chaîne de fûts d’acier de 200 litres, avec une capacité de 60.000 fûts par an et une chaîne de bidons et bouchons plastiques d’une capacité de 120 bidons de 4 litres/heure et de 240 bidons de 1 litre/heure. Elle fabrique des huiles de moteur de transmission et hydrauliques des marques Shell et Total. Son capital est partagé entre l’état guinéen (50%) et SHELL Petroleum Company LTD (50%).

 INDUSTRIE DU TEXTILE : A part l’égrenage du coton qui est assuré par le Projet Coton Kankan , depuis la fermeture de l’usine de Sanoyah, la branche textile est inexistante. Hormis ces unités modernes, la transformation est également assurée par des ateliers artisanaux. Fin Décembre 1997, l’Assemblée nationale a adopté une loi portant privatisation (par abrogation des ordonnances ratifiant les conventions de cession précédentes) de cinq entreprises industrielles, à savoir :

 Usine Textile de Sanoyah (ex Sanoyah Textile SA)

 Usine de carreaux de Manéah (ex EQUIMAT)

 Usine de peinture de Matoto (SIPECO)

 Atelier mécanique et département chaussures du complexe des Usines Modernes de Conakry.

 Usine d’Oxygène et d’Acétylène de Conakry (UOA)

 

 

 

 

 

 

 

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