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le Secteur Tertiaire
INFRASTRUCTURES
& TRANSPORTS
Bien que des projets aient été accomplis dans le
secteur des transports en général, des mesures supplémentaires sont
encore nécessaires, notamment la privatisation de certaines
entreprises étatiques en faillite.
LES
PORTS : Pour la Guinée, les activités maritimes et portuaires
jouent un rôle économique essentiel. Le Port Autonome de
Conakry (PAC) a été créé en 1982, sous forme d’établissement à
caractère public doté de l’autonomie financière, puis en février
1998, est devenu une société nationale. Le PAC reçoit à la fois les
navires de commerce, les minéraliers et les navires de pêche.
En
milliers de tonnes
En 1996, le PAC comptait 282 employés, un chiffre
d’affaires de 15,02 milliards de GNF et un trafic global de
marchandises 4.125.490 tonnes (trafic conteneurs : 27.765, trafic
navires : 614). Le port dispose d’un terminal à conteneurs d’une
capacité annuelle de 50.000 conteneurs pouvant recevoir des navires
de 25.000 tonnes, avec un quai d’une longueur utile de 270 mètres et
une profondeur de 10 mètres. Il a également un appontement pétrolier
de 190 mètres (profondeur : 10m), capacité de tankers de 25.000 TM
actuellement et de 45.000 TM après dragage et 15 postes à quai d’une
longueur moyenne de 152,6 mètres chacun. IL est prévu d’effectuer
des travaux de réparation du mur du quai (soit un investissement sur
fonds propres de 1,8 millions de $) et d’acquérir de nouvelles
vedettes de pilotage. En 1997, le PAC a réalisé un chiffre
d’affaires de 74 millions de FF, ce qui lui a permis d’acquitter son
service de la dette (36 millions de FF au 19/09/97). Néanmoins, les
intérêts accumulés au fil du temps et qui restent à rembourser,
constituent un frein à la politique de baisse des tarifs.
Dans le cadre de son schéma directeur actuel, il a
été décidé de placer sous l’autorité du port la sécurité qu’assurent
la police et la gendarmerie ainsi que la désignation d’une société
de gardiennage pour l’appontement pétrolier. Actuellement la
capacité de stockage de la SGP (Société Guinéenne de Pétrole) est de
l’ordre dix jours. Le PAC envisage de lui accorder 6 ha
supplémentaires et par ailleurs, de privatiser le terminal pétrolier
qu’il gère actuellement. Une véritable capitainerie devrait être
mise en place pour éviter les attaques à mains armées. La marine
nationale et le port de pêche doivent être déplacés et les produits
en vrac réunis sur un même site à l’horizon 2005. Le contrôle des
importations est assuré par la SGS (Société Générale de
Surveillance). Les délais étant limités à 12, voire 11 jours, les
problèmes d’enlèvement sont résolus, au-delà de la franchise
accordée de 10 jours, les entreprises sont pénalisées. Au total, le
volume des importations a progressé de 6% sur 1997. En revanche, en
raison des difficultés économiques de FRIGUIA et de la SBK, les
exportations ont perdu plus de 18% (2,1 millions de tonnes).
Cinq opérateurs assurent la manutention sur le Port
de Conakry et se partagent les parts de marché de la façon
suivante :
31,8% MAERSK
25,3% GETMA
(Société d’entreprise de Transports Maritimes et Aériens)
17,8% SOGUICOM
13,3% SDV
11,8% SOAEM
Bien que depuis le 1er Janvier 1998, les
coûts du PAC aient baissé, ils restent moins compétitifs que ceux
d’Abidjan. Mais d’après le Directeur général du PAC, en terme de
tarifs affichés, le Port de Conakry est compétitif avec celui de
Lomé, de Dakar ou de Cotonou où le coût de l’eau et de l’électricité
est beaucoup plus élevé. Depuis Octobre 1996, la Direction générale
du Port est confrontée à la restructuration financière et
administrative du port.
Le petit port secondaire de Benty servait, avant les
années 60 aux exportateurs agricoles. Un projet de réhabilitation
des infrastructures du port était à l’étude en 1997. Le port de
Benty a l’avantage de pourvoir accueillir des bateaux de 12 mètres
de tirant d’eau. En outre, si le projet aboutit, cela permettrait à
Benty de retrouver sa vocation de port fruitier et de
décongestionner celui de Conakry.
LES ROUTES :
Le réseau national routier est de 13.595 km. Il est constitué
de :
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1.959
km de routes nationales revêtues
4.866
km de routes nationales en terre
6.770 km de routes régionales
5.620
km de pistes rurales identifiées non classées |
les objectifs
du Ministère de l’équipement sont la construction et le bitumage
de :
226
km de routes interurbaines
108
km de routes nationales en terre
4 grands ponts
(Niger, Fatala, Tinkisso et Djélibakoro), ainsi que le renforcement
et la réhabilitation de 398 km de routes nationales revêtues,
l’entretien des ouvrages de franchissement, de 3.934 km de routes
nationales revêtues et de 9.134 km de routes nationales en terre.
Avec l’assistance du FAD,
la Guinée et le Mali ont entrepris l’étude pour la réalisation d’une
route
KANKAN-SIGUIRI-KOUREMALI (217
km)/BAMAKO (127 km).
Ce projet a été décomposé en 4 lots pour la Guinée et 2 lots pour la
Mali. Ce projet concerne 344 km de route, dont 217 km en Guinée. Il
est évalué à 91 millions de $ pour la section guinéenne (134
millions de $ au total). Le tronçon Kouroussa-Kankan (sur
financement Sysmin) a été adjugé au groupement italo-allemand
SALINI/STRABAG, qui opère également sur le projet hydroélectrique de
Garafiri.
LES
TRANSPORTS ROUTIERS : Compte-tenu de son rôle
fondamental dans :
Le désenclavement
des zones de production
L’approvisionnement
des industries nationales
La distribution
des produits manufacturés
Les mouvements des
personnes et des biens
Le sous-secteur des transports routiers constitue un
support indispensable au processus de développement économique et
social de la Guinée. Des nouvelles structures administratives ont
été mises en place, la Direction Nationale des Transports Terrestres
s’appuie sur 8 Centres d’Administration Automobile répartis sur le
territoire.
LES
TRANSPORTS URBAINS : Les transports urbains sont principalement
assurés par les transports collectifs (minibus), les taxis
collectifs et les transports clandestins. Le recours aux taxis rend
le coût de transport élevé. La plupart des véhicules sont en
mauvais état et les conditions de sécurité des voyageurs ne sont pas
des meilleures. En outre, les temps de trajet et d’attente sont
longs. L’état guinéen souhaite maintenir un service public de
transport. Il envisage la privatisation de la gestion de la SOGETRAG
(60% du capital) et est à la recherche de partenaires susceptibles
de fournir plans de restructuration et de financement.
TRANSPORTS
FERROVIAIRES : La Ligne de Chemin de Fer
CONAKRY-KANKAN, longue de 662 km, a été construite entre 1900 et
1914. Elle comptait 45 gares. Actuellement, cette ligne est
totalement délabrée, et ce malgré plusieurs tentatives financées par
la BAD et la Banque Mondiale. Déjà, en 1982, le volume de transport
de marchandises était en dessous de 10.000 tonnes, à l’exclusion du
clinker, qui est désormais assuré par camions sur 25 km séparant la
cimenterie du port de Conakry. Pourtant, le rôle de cette
voie ferrée est essentiel pour la desserte de plusieurs villes et le
désenclavement de toute région.
Actuellement, 3 lignes desservent les zones
minières :
FRIA-CONAKRY
DEBELE-CONAKRY
SANGAREDI-KAMSAR
L’Office National
du Chemin de Fer de Guinée (ONCFG),
responsable de l’exploitation du chemin de fer n’a, en conséquence,
qu’un petit nombre d’agents qui s’occupent d’un parc plus que
réduit. Parmi les solutions proposées pour la réhabilitation du
chemin de fer, seule la rénovation de la desserte urbaine avait été
retenue (Conakry/KM36 – 50km). Ce qui a permis de décongestionner la
circulation dans Conakry. Sur financement CFD, la SGTE/TER (Société
Générale de Technique et d’Etudes/Transports Etudes Recherches) est
chargée de l’étude faisabilité de relance des services ferroviaires.
La rénovation porterait sur l’achat de voitures modernes, la
réfection des voies et des gares de banlieues qui seraient dotées de
parkings modernes et l’extension de la gare de Conakry au port
conteneur. La réhabilitation du tronçon ferroviaire CONAKRY/DABOLA
est liée aux perspectives d’exploitation minière par la Société
iranienne qui exploite le gisement de Dabola.
AEROPORTS :
A la fin des années 80, la Guinée disposait d’un aéroport
International à Conakry et de 10 aérodromes à l’intérieur du pays,
dont 3 avec pistes d’atterrissage bitumées (Labé-Kankan-Faranah). Le
tout en état de vétusté avancée. Après 1984, l’aéroport de
Conakry a été soumis à un vaste programme de rénovation technique et
de réorganisation administrative.
Au plan institutionnel :
L’encadrement
du secteur a été placée sous l’autorité de la Direction Nationale de
l’Aviation Civile
L’Agence
de Navigation Aérienne (ANA) a été chargée de la sécurité aérienne
et de la gestion des aéroports de l’intérieur du pays.
La
SOGEAC (société d'Economie Mixte) a été créée pour la gestion de
l'exploitation de l'aéroport de Conakry.
La
SOMCAG (société de Manutention du Carburant d’Aviation de Guinée) a
également été créée.
Plus de 15 compagnies internationales opèrent avec
plus de 100 mouvements par semaines. Le nombre de passagers est
ainsi passé de 40.000 en 1984 à 318.000 en 1994 : le frêt de 1.000 à
5.000 tonnes. Plusieurs compagnies aériennes privées se sont
ajoutées à AIR GUINEE : GUINEE AIR SERVICE, GUINEE INTER AIR, ET SUD
AIR TRANSPORT. Néanmoins, les principaux aérodromes, à l’intérieur
du pays, ne permettent pas les attérrisages de nuit, faute de
balises. Pour l’aéroport de DIANKANA à Kankan, il est prévu
d’importants travaux de remise à niveau. Après étude du projet,
l’enveloppe de financement pourrait se situer autour de 20 millions
de FF.
POSTE
& TELECOMMUNICATIONS :
Jusqu’en 1992, la Poste et les Télécommunications étaient
dépendantes de l’état.
La création de deux entités : SOTELGUI (Société
des Télécommunications de Guinée) et l’OPG (Office de la
Poste de Guinée) a permis de mettre fin à la catastrophe
financière (-30 millions de $).Des mesures de redressement du
secteur et une nouvelle politique sectorielles ont été définies,
ainsi que l’ouverture à la concurrence. Dans un premier temps, le
gouvernement a décidé de conserver l’OPG dans le portefeuille de
l’état en apportant à son autonomie de gestion des subventions
d’équilibre. La SOTELGUI est une société mixte de droit privé au
capital social de 75 millions de $. Le 23 Décembre 1995, une
convention d’actionnariat a été signée entre le gouvernement guinéen
et TELEKOM MALAYSIA qui détient actuellement 60% du capital.
Depuis le 25 Septembre 1997, la Guinée a été
raccordée à INTERNET et le système GSM (téléphonie cellulaire) a été
mis en place par ALCATEL.
LE SECTEUR
BANCAIRE :
Le système bancaire, en cours de restructuration, se composait en
Mars 97, de sept banques commerciales en activité et de 3 projets de
système financier décentralisé : Crédit Rural, Crédit Mutuel et
PRIDE. Depuis la BIAG a été mise ne liquidation judiciaire.
BICIGUI
(Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie de Guinée)
Créée en Novembre 1985, elle bénéficie de
l’assistance technique de la BNP et occupe la première place du
marché (40%). Fin 1997, le montant total du bilan de la BICIGUI
s’élevait à 169.423 millions GNF, contre 155.121 millions GNF à fin
1996. Le résultat net s’est établi par un bénéfice de 3.516 millions
de GNF (2.953 millions en 96). Sur les 6 banques produisant des
états à la Banque Centrale, seule la BICIGUI est en conformité avec
les ratios prudentiels (liquidité, solvabilité, rentabilité).
S.G.B.G.
(Société Générale de Banques en Guinée) : Ouverte en 1985, la
SGBG est, en terme de bilan, la seconde banque de la place avec une
part de marché de 26%.
UIBG
(Union Internationale de Banque en Guinée) : Créée en Novembre
1987, sa part de marché représente 15%. Le capital de 2 milliards
GNF est détenu à 51% par le Crédit Lyonnais et à 49% par des privés.
La position de ces trois banques a tendance à se renforcer
contrairement aux trois suivantes :
BPMG
(Banque Populaire Maroco-Guinéenne) :Créée en 1991, après avoir
été situation de quasi-cessation de paiement, un redressement
financier était en cours courant 1998.
BIAG :
Créée en 1985, la BIAG (en état de cessation de paiement) a été
mise en liquidation judiciaire le 20 Novembre 1997. Deux
nouvelles banques ont été agréées en Septembre 1996, dont l’une est
à capitaux maais et l’autre américains :
ICB
(International Commercial Bank) : Date d’agrément : 24/09/96.
Cette banque à capitaux malais a ouvert à Conakry fin 96.
Ses interventions se limitent actuellement à la collecte de dépôts
et à l’achat de bons du Trésor.
FAB
(First Américan Bank) : Agrément : Septembre 1996.
Début 98, cette banque n’avait toujours pas ouvert d’agence et il
semble peu probable qu’elle le fasse. Son capital de 4 milliards GNF
est détenu à hauteur de 5% par M. HAIDARA (également actionnaire de
la BIAG en liquidation judiciaire) et de 25% par une banque
américaine (EAGLE COMMERCIAL BANK).
LES
SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES.
CREDIT
MUTUEL DE GUINEE (CMG) : Sur fonds FAC, puis CFD à hauteur de
26,6 millions de FF, avec comme opérateur le CICM, le CMG a été créé
en 1988 sous forme de projet expérimental. Les dépôts
collectés par ce projet s’élevait en Mars 1998 à 7 milliards de GNF
pour un encours de crédits de 3,5 milliards GNF. La situation
semblait compromise et le CMG est en cours de restructuration. Prévu
sur 18 mois, le plan de restructuration et d’assainissement a été
adopté en Mai 1996. IL vise à réduire le nombre de caisses, met
l’accent sur la formation du personnel et la mise en place d’un
système comptable fiable ainsi que sur le renforcement des contrôles
et de l’inspection.
CREDIT
RURAL DE GUINEE (CRG) : Sur financement CFD (51,8 millions de
FF) avec comme opérateur l’IRAM. Le CRG dispose d’une large gamme de
crédits. Les dépôts collectés sont de 1,5 milliards GNF pour
des crédits de 2 milliards de GNF. La gestion est bonne mais la
rentabilité faible. Le CRG a également été créé en 1988 sous
la même forme que le CMG. Il est bâti sur la caution solidaire et la
pression sociale des villageois. Néanmoins, pour les crédits à moyen
terme, le nantissement du matériel financé et la caution du projet
sous convention renforcent cette garantie.
PRIDE :
Créé en 1991, le projet PRIDE a débuté sur financement USAID. Son
opérateur est une ONG américaine (VITA). Il a un statut d’ONG
national et s’articule autour de 4 volets : L’octroi de
micro-crédits (entre 50.000 et 5000.000 GNF). Le développement de
relations commerciales entre micro-entreprises et grandes sociétés
dans les zones minières.La formation à l’esprit d’entreprise et à la
gestion. La contribution à l’amélioration de l’environnement. En
matière de crédit, l’approche PRIDE s’inspire du système Gramen Bank
reposant sur l’engagement solidaire de groupe de 5 personnes. Les
femmes représentent 68% des bénéficiaires. L’artisanat, le petit
commerce de produits agricoles et manufacturés formaient 90% des
demandes de crédit. Au 31 Décembre 1996, le total du secteur
bancaire a été arrêté à 343 milliards GNF (soit 1.815 millions de
FF), dont 233 milliards GNF de total dépôts, soit 7% de plus par
rapport à 1995).
SECTEUR DES
ASSURANCES :
Les sociétés d’assurances sont au nombre de 4 et UGAR occupe 85% du
marché.
UGAR
(Union Guinéenne d’Assurances et de Réassurances) : UGAR est
entrée en activité en 1989, avec un capital de 2 milliards de GNF,
détenu par l’état guinéen à hauteur de 60% et l’Union des assurances
de Paris. 38% de son chiffre d’affaires est généré par
l’automobile et l’incendie.
SONAG
(Société Nouvelle d’Assurances de Guinée (SONAG) : La SONAG a
débuté ses activités en 1989. Son capital est entièrement détenu par
des privés guinéens. Sa part de marché est de 7,6%. La branche
automobile représente plus de 57% de son C.A.
SOGAM
(Société Guinéenne d’Assurance Mutuelle) : Ouverte en 1991, avec
un fonds d’établissement de 100 millions de GNF. SOGAM associe des
privés guinéens (55%) et la SONAM (Société Nationale d’Assurance
Mutuelle du Sénégal) à hauteur de 45%. Sa part de marché est de
3,5%, la branche automobile représentant 50% de son C.A.
MUTRAGUI
(Société Mutuelle des Travailleurs de Guinée) : LA MUTRAGUI a
été agréée en 1992. Son fonds d’établissement est entièrement détenu
par des privés guinéens. 93% de son chiffre d’affaire est généré par
la branche automobile.
LE TOURISME :
La Guinée ne manque pas d’atouts touristiques, les sites sont
variés, les climats diversifiés et le patrimoine artistique et
culturel très important. A l’époque coloniale, la Guinée attirait
déjà de nombreux touristes. L’un des problèmes majeurs dans
le secteur du Tourisme est celui des structures d’accueil, notamment
à l’intérieur du pays. En 1995, l’offre était estimée à 1.000 Lits
pour Conakry, la Guinée maritime et la Moyenne Guinée. Il était
envisage une capacité de 25.000 lits sur cinq ans, a réaliser par le
secteur privé. A partir de 1984, quelques sites touristiques
ont été aménagés, des restaurant et des hôtels ont été ouverts. Plus
grâce aux améliorations apportées au réseau routier, aux
télécommunications, à l’eau et au développement d’infrastructures
hôtelières, le gouvernement a pu lancer diverses actions.
Un schema d’aménagement touristique du territoire national a été
élaboré pour la période 1994-1999 et le schéma directeur touristique
de 1989 a été réorienté. Un fonds de promotion de développement du
tourisme, alimenté par les taxes touristiques, a été institué. Il
est destiné à financer la réalisation d’études et de supports de
promotion. Un programme d’appui institutionnel, législatif et
réglementaire sur le secteur touristique est en préparation avec le
soutien de l’UE. Actuellement, 300 sites ont été identifiés.
Des facilités sont accordées aux investisseurs. Un syndicat des
agents de voyages a été créé. Par ailleurs, la gestion des grands
hôtels d’état a été confiée à NOVOTEL, pour l’Hôtel de
l’indépendance et celle du Camayenne à SABENA. L’état se désengage
peu à peu des hôtels d’état.
Peu d’hôtels correspondent aux normes et standards de
l’hôtellerie internationale actuellement : le développement du
secteur est largement ouvert aux investisseurs privés, tant
nationaux qu’étrangers. La chaîne d’hôtels MARIADOR comportant trois
établissements de deux ou trois étoiles doit être complétée par le
MARIADOR PALACE (104 chambres). Les travaux en front de mer ont
commencé, mais il manque un million de $ pour un projet d’un montant
total de 9 millions. La clientèle visée est celle de l’homme
d’affaires et de fonctionnaires internationaux.
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